Il est vivant !

La nouvelle est incroyable, impensable même. Essayons de l’entendre comme une première fois : un tombeau ouvert alors qu’il  devait être fermé, le mort qui n’est plus là alors qu’il était gardé dit Matthieu dans son évangile. Pour Marc, ces femmes sont stupéfaites et effrayées. Un jeune homme vêtu de blanc leur explique : « Il est ressuscité, il n’est pas ici, il vous précède en Galilée, c’est là que vous le verrez. » Elles sont venues s’occuper d’un mort et on leur annonce qu’il n’y a plus de mort, plus qu’il est vivant mais ailleurs.

Le jeune homme de l’évangile est envoyé par Dieu pour leur annoncer la Bonne Nouvelle et leur communiquer la paix. Elles en ont bien besoin comme chacun d’entre nous quand la mort nous touche. Qui nous roulera la pierre pour que nous croyions ? Qui ouvrira la tombe pour que nous puissions accéder à cette confiance, à cette foi en Dieu capable d’anéantir la mort ?  Et quand la pierre de notre aveuglement, de notre doute, de notre manque d’amour aura été roulée sur le côté par un ange, par un autre ou par Dieu, alors nous pourrons sortir du cimetière pour le rencontrer lui, le Vivant.

Ce chemin de foi en Dieu et au Christ n’est pas facile. Pourtant, chacun d’entre nous, en a même modestement une petite expérience. L’être cher qui est mort, l’ami qui nous a quitté trop tôt, celui ou celle dont nous pleurons encore le départ, sont bien vivants avec nous. Que nous les appelions nos anges gardiens, nos repères, nos compagnons de route, ils sont là au cœur de notre vie parce que nous les aimons et qu’ils nous aiment. Pourquoi ne pas s’en remettre alors à un amour plus grand, plus fort, plus éternel ?

Il est ailleurs dit le jeune homme en blanc. Il n’est plus dans le passé et dans la mort, mais en Galilée. Lieu de leur rencontre avec Jésus, dès le début, c’est là qu’elles le rencontreront vivant. Nous aussi, allons le trouver dans nos Galilées intérieures et interpersonnelles. Quand nous vivons l’amour, l’amitié, la fraternité, la réconciliation, il est là présent et il nous encourage à aller plus loin. Quand nous le cherchons dans l’histoire de l’alliance, nous le rencontrons avec Abraham, Moïse, tel roi ou prophète. Quand nous le scrutons dans la prière, il est là au détour d’un psaume, du Notre Père ou d’une invocation. Et dans le silence de notre cœur, il lui arrive souvent de se faire présence.

Oui, Christ est ressuscité, c’est-à-dire bien vivant pour nous tous aujourd’hui. Avec lui, poursuivons la route Alléluia !

Pâques  2018              Père Jean COURTES

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