La seule loi du cœur : l’amour 22° dimanche B

Beaucoup de traditions structurent notre vie : traditions familiales, amicales, religieuses, etc. Pensons à Noël, au Nouvel An, aux anniversaires et fêtes, et aux rendez-vous réguliers créés à partir d’un évènement, d’une rencontre. Encore aujourd’hui en France, un certain nombre de baptêmes et de mariages sont célébrés par tradition, « parce que dans la famille, ça s’est toujours fait ! ». Quand elles n’occultent pas le fond, quand elles expriment des convictions, des vérités partagées, quand elles s’enracinent dans la foi en Dieu, les traditions expriment, mettent en actes nos croyances, ce qui nous tient à cœur.

Chez nos frères juifs, les traditions sont très fortes pour la pratique régulière et les fêtes religieuses : shabbat, Yom Kippour, etc. Chez nous aussi, les catholiques, nous avons connu des périodes où les 10 commandements de l’Eglise étaient à observer rigoureusement sous peine de péché : assister à la messe dominicale, se confesser une fois l’an, ne pas manger de viande les vendredis de carême, etc. Bien sûr, ils aidaient les chrétiens à vivre concrètement leur foi.

Aujourd’hui nous sommes sensibles à la cohérence entre nos gestes et nos convictions de fond et nous adhérons à la parole de Jésus qui rappelle sans cesse que la Loi est au service des hommes. Il bouscule souvent les traditions quand elles n’expriment plus la foi et briment les hommes : est-il permis de guérir ou de manger le jour du shabbat ? est-il permis de porter secours à un blessé sur le bord de la route ? est-il permis de parler avec une non juive, une Samaritaine ? Jésus prend toujours le parti du bien de l’homme et remet la Loi et ses règles dans cette perspective.

« C’est du dedans, du cœur de l’homme que sort le mal », dit Jésus à ses disciples, mais aussi le bien ! Nous en avons la démonstration tous les jours. Les hommes – donc nous – sont capables du meilleur comme du pire, même dans l’Eglise, même ceux qui ont reçu des missions d’enseignement et de gouvernance. Pour nous garder du mal, revenons à la source de notre foi : Jésus le Christ, revenons à l’évangile dont le maître mot est l’amour, revenons à ce double commandement d’aimer Dieu et de nous aimer les uns les autres. Il change notre cœur et notre vie.

Père Jean COURTES

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