Faire des choix radicaux ! – 26° dimanche B – 30 septembre 2018

Les publicités ne manquent pas pour nous inviter à faire des choix difficiles si nous voulons maigrir, gagner beaucoup d’argent, avoir la maison de nos rêves, etc. Professionnellement, certains sont aussi devant des choix cruciaux : faut-il changer de travail, de lieu, de style de vie, qui remettent en cause des équilibres personnels, conjugaux et familiaux. Et pourtant, la vie n’attend pas : il faut choisir ! C’est ce que beaucoup d’entre nous ont fait en se mariant, en fondant une famille, en devenant prêtre ou religieux.

 

Dans la deuxième partie de l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous appelle à couper de notre vie tout ce qui nous empêche d’être en communion avec Dieu et qui scandalise les autres. Bien sûr, il ne nous demande pas de devenir manchot, borgne ou estropié, mais de faire des choix parfois crucifiants pour vivre en profondeur notre identité d’enfant de Dieu. Que d’encombrements, de choses secondaires aux quelles nous tenons beaucoup et qui nous empêchent d’aller à l’essentiel ! Essayons de mettre en cohérence notre foi et nos actes. Vivons comme dit le chant en enfants de lumière pour que nos proches et tous ceux que nous rencontrons aient le témoignage que le Christ nous habite. Trop souvent nous donnons personnellement et collectivement l’impression du contraire.

 

Reconnaissons que nous avons besoin de changer et de faire des choix radicaux. Personnellement pourquoi ne pas nous nourrir davantage de la parole de Dieu pour qu’il tienne plus de place dans nos vies ? Le silence, la prière, la révision de vie à la lumière de l’évangile sont des chemins de conversion et de communion. Collectivement en Eglise, l’actualité nous donne l’occasion de l’humilité et de changer des comportements et des mentalités. Nous souffrons aujourd’hui de tout ce qui se dit sur l’Eglise à cause des prêtres qui ont abusé sexuellement des enfants, qui ont exercé une influence néfaste sur des mineurs et qui se sont comportés comme des chefs et non comme des serviteurs. Soutenons le pape François dans sa volonté de vérité et d’éradiquer ces pratiques et ces hommes qui font le mal. Allons plus loin et demandons-nous ce que notre communauté peut faire pour annoncer la beauté et la joie de l’évangile. Dans ce quartier de Paris où des milliers de cadres viennent travailler, que faire pour qu’en regardant la chapelle, ils se disent que Dieu les aime et attend un signe de leur part pour les rejoindre. Si vous avez des idées, je suis preneur.

 

Père Jean COURTES

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