Mariage – divorce – Loi de l’Eglise – 7 octobre 2018

Chacun d’entre nous est touché par la séparation, le divorce, la remise en couple de telle ou telle personne de sa famille ou de ses connaissances. Peut-être trouvez-vous que la parole de Jésus sur le divorce est péremptoire, trop tranchée. Nous connaissons des divorcés, des divorcés-remariés et nous savons qu’il est difficile de juger leur parcours. S’ils en sont arrivés à cette extrémité, c’est souvent au bout d’un long parcours douloureux. Alors vous pensez peut-être que la loi de l’Eglise, s’appuyant sur ce texte de l’évangile,  est trop dure et ne fait pas appel à la compassion dont fait preuve Jésus devant les situations de souffrance.

Loin de moi de vouloir prendre parti pour tel ou tel ou de condamner qui que ce soit. Peut-être pouvons-nous essayer de comprendre le propos de Jésus. Il s’appuie sur la Genèse pour rappeler l’œuvre de Dieu et la complémentarité de l’homme et de la femme. N’est-ce pas aussi notre foi ? Mais condamne-t-il pour autant à l’enfer les personnes divorcées, remariées ou non ? Pour être persuadé du contraire, relisons le récit de sa rencontre avec la femme adultère en saint Jean (ch 8). Alors qu’il se trouve seul avec elle, il lui demande : « Alors, ils ne t’ont pas condamnée ? » « Non, dit-elle» « Moi, non plus, je ne te condamne pas ; va et ne pêche plus ».

L’alliance d’amour est le bien le plus précieux que nous puissions vivre et nous y sommes attachés. La fidélité est toujours un don et une grâce. Quelle soit conjugale, amicale et à tous ceux qui nous sont chers, elle est l’affaire de tous les jours. Elle se vit dans le renouvellement de cet acte de foi en l’autre. Pour nous les chrétiens, elle s’enracine en Jésus-Christ, expression parfaite de l’amour de Dieu pour notre humanité. Mais nous ne maitrisons pas tout ! Des évènements, des rencontres et nos changements peuvent entraîner des ruptures, des pertes de repères, etc. A chaque fois, si c’est possible ne restons pas seuls et cherchons l’aide appropriée pour pouvoir prendre une décision mûrie en conscience et dans la paix. N’oublions pas aussi que Dieu est là, il nous accompagne et nous aime. Et, à chaque fois qu’un proche se confie à nous sur ce sujet, prenons le temps de l’écoute, de l’accompagnement et de la prière. C’est vital pour tous

Père Jean COURTES

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