14 octobre 2018 – Le jeune homme riche – 28° dimanche B

Attention, ne finissons pas cette histoire de l’évangile, car nous ne savons pas ce qu’a fait ce jeune homme. A-t-il pris 3 jours, 3 semaines, 3 mois, après sa rencontre avec Jésus, pour tout abandonner et le suivre ? Ou au contraire, a-t-il laissé tomber ? Nul ne sait, c’est pourquoi ce texte est d’actualité pour nous.

 

Etre ou avoir, voilà peut-être l’enjeu de la Bonne Nouvelle de ce dimanche. Le jeune homme veut tout avoir, jusqu’à la vie éternelle et il est prêt à de gros sacrifices. Jésus veut l’entrainer à sa suite, mais pour cela, il ne faut rien prendre, ni sac, ni sandales, ni bourse. Il faut être léger ! Le jeune homme comprend le message totalement. Il est triste, il est vrai avec lui-même et avec Jésus. Et Jésus l’aima !

 

Derrière la figure du jeune homme riche, il y a un peu de nous. Quand nous regardons la carte des pays riches dans le monde, nous sommes en plein dedans et quand nous regardons notre niveau de vie aussi. Jésus nous dit clairement que si nous voulons vivre dans la communion avec Dieu et avec lui, il faut nous alléger, nous désencombrer de tout ce qui nous tient captif : « Nul ne peut servir deux maîtres, Dieu et l’argent » (Luc 16, 13). Il faut choisir pour se rendre disponible, car la vie éternelle ne s’acquiert pas, elle se reçoit. Nous sommes tellement habitués à travailler pour avoir ! Sauf bien sûr dans le domaine de l’amour, où nous savons que la gratuité est la règle de base.

 

Allons-nous arrêter de prier et de vivre en chrétien pour autant, puisque la vie éternelle ne s’achète pas ?  Non bien sûr, car le désir d’avancer dans cette communion avec Dieu, nous rapproche de lui et nous engage à une vie d’amour fraternel, faite de don et d’abandon. Mais, Jésus nous rappelle que le don de Dieu nécessite un cœur largement ouvert, ce qui demande des changements. Peut-être avons-nous besoin de temps pour changer en profondeur quelque chose dans notre vie et pour avancer sur le chemin de l’amour de Dieu. Cela nous pouvons le demander dans la prière.

 

Père Jean COURTES

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