Le nécessaire et le superflu – 32° dimanche B – 11 novembre 2018

La comparaison de Jésus est violente, car il s’adresse aux scribes, spécialistes de la Loi. Il leur dit très clairement qu’une chose est de connaître la parole de Dieu, et même de la professer, une autre est de la vivre profondément. Bien sûr, nous sommes loin de nous identifier à ces responsables démonstratifs, qui plastronnent et veulent se donner en exemple. Nous sommes plutôt dans la discrétion et ce que nous donnons au Denier de l’Eglise ou à la quête est secret, connu de nous seuls. C’est mieux ainsi pour tout le monde !

 

Dieu ne regarde pas le compte en banque, mais il nous interroge sur notre générosité. Toi, qui me lis, où mets-tu la barre pour séparer ce que tu juges nécessaire à ta vie et ce qui ne l’est pas ? Prends ton ordinateur, fais tes calculs et décide-toi en vérité. C’est là que le casse-tête commence et à chaque rubrique. Pour la nourriture, tu as besoin de tant par mois, d’accord mais dans ton budget, il n’y a que du nécessaire ? C’est vrai, j’ai oublié que tu manges bio, donc c’est un peu plus cher, mais au niveau de la qualité, de la quantité, tu pourrais peut-être te raisonner et moins consommer ! Je prends cet exemple, mais tu sais bien, que je peux prendre les autres postes de dépenses : habillement, loisirs, voiture, etc.

 

Alors, le nécessaire, le superflu ? Jésus nous donne-t-il une indication ? Avec l’exemple de la pauvre veuve, il nous dit que la générosité va jusqu’au bout, jusqu’au don total. Il prend l’exemple du Denier de l’Eglise pour nous faire comprendre que Dieu n’attend pas de nous des longues prières, mais que nous nous engagions à fond dans nos relations avec les autres et avec lui. Cette veuve est pauvre en argent, mais riche en humanité, car elle donne tout ce qu’elle a, sa vie. Cela me rappelle une autre histoire que tu connais bien. Il s’appelle Jésus et il a tout donné jusqu’à sa vie. A toi, à nous, de faire de même, de nous donner entièrement dans nos relations humaines pour vivre son commandement d’Amour avec les autres et avec lui. N’oublie pas quand même le Denier de l’Eglise, il faut être réaliste !

 

Père Jean COURTES

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