L’amour prend patience ! 3° dimanche de carême 24 mars 2019

La première partie de l’évangile peut vous paraître violente puisqu’elle évoque un massacre et la promesse d’u sort identique pour ceux qui ne se convertissent pas. Pourtant, la parabole qui suit, fait l’éloge de la patience et nous ouvre à l’espérance.

Dieu le propriétaire de la vigne attend depuis trois ans des figues, mais l’arbre s’obstine à ne rien donner. Il vaut mieux l’éliminer et le remplacer. Mais le vigneron n’a pas dit son dernier mot. Il réclame un sursis, un peu de temps pour faire encore plus pour ce figuier qui lui tient à cœur. Peut-être donnera-t-il du fruit. Délai accordé !

Dieu aime son peuple et a déployé une belle patience avec lui. Pendant 40 ans, il a supporté les rouspétances et les infidélités. Pendant 17 siècles, il va multiplier les rencontres, les encouragements, son soutien, il va même jusqu’à lui envoyer son fils Jésus. Dieu fait preuve d’une patience et d’une persévérance à toute épreuve. Il ne lui demande que de se convertir, de changer de vie, de revenir vers lui puisqu’il a fait alliance et qu’il l’aime.

Cette Bonne Nouvelle s’adresse à nous personnellement, à notre Eglise et à notre société. Chacun de nous est invité à changer de vie, à sortir de son égoïsme, à revenir vers Dieu. Chacun de nous est invité à se laisser travailler par l’Esprit de Dieu pour qu’il change nos cœurs de pierre en cœurs de chair. Nous le savons, il y a du boulot ! Cet évangile s’adresse aussi à notre Eglise. Les révélations récentes nous montrent bien l’urgence de sa conversion, d’un changement radical d’un certain nombre de pratiques inacceptables, scandaleuses et indignes du message dont elle est porteuse. Le pape François a pris courageusement le virage de la réforme, suivons-le sans réserve en sachant que le délai est court. Cet évangile s’adresse aussi à notre monde qui doit se réformer, changer pour que tout homme y trouve sa juste place. Trop d’inégalités, de guerres et de malheur pour trop de gens !

La Bonne Nouvelle de cet évangile est de nous redire que l’amour de Dieu prend patience, qu’il  est plus fort que la mort et que sur ce chemin de Pâques, un grand bonheur nous attend : la Résurrection.

Père Jean COURTES

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