Le proche et le prochain – 15° dimanche C – 14 juillet 2019

Nous connaissons par cœur cette parabole de Jésus et nous en avons entendu des commentaires les plus variés. Pourtant elle reste d’actualité et elle nous interroge encore sur notre amour du prochain, car, pour nous chrétien la question est bien celle d’aimer Dieu et son prochain comme soi-même. Derrière l’histoire de l’homme blessé au bord de la route, c’est bien celles de tous les blessés de la vie d’aujourd’hui. Comment ne pas voir leurs visages, leurs traumatismes, entendre leurs appels au secours ? Nous connaissons leurs noms : immigrés aux portes de notre pays, syriens déplacés, hommes ou femmes au chômage, personnes isolées, malades, parfois abandonnées par leurs familles, etc. Prenons une minute pour compléter cette liste  avec  les personnes que nous connaissons et que nous croisons. Oui, elles sont nos prochains et que faisons-nous ? Le Samaritain, un mal croyant dirions-nous aujourd’hui, nous donne une belle leçon d’attention, d’assistance et de fraternité. Cela suppose de l’humanité ! Prendre son temps pour l’autre, en particulier pour le fragile, le faible, le blessé, n’a rien d’extraordinaire, mais il suffit de le faire. L’amour se vit en acte ou il n’existe pas !

La finale de Jésus nous oriente vers une autre question : quelles sont les personnes dont nous nous faisons proches ? Autrement dit, à qui nous faisons attention, vers qui allons-nous pour leur apporter un peu d’amour et de vie ? A l’heure où les moyens  de communication nous facilite les relations, de qui choisissons-nous d’être le prochain ? Voilà qui nous oblige à regarder de près nos agendas, nos téléphones, nos SMS et nos choix. Jésus nous met devant nos responsabilités : vers qui vas-tu ? qui rencontres-tu ? mais aussi qui délaisses-tu ?  Il ne s’agit pas de nous culpabiliser, nous ne pouvons être présents à tout le monde tout le temps, mais à quelques uns de temps en temps. Alors peut-être allons-nous découvrir que telle ou telle personne attend de nous un signe de vie et d’amitié, qu’une autre serait heureuse d’une main tendue, qu’une autre reprendrait goût à la vie avec notre visite, etc. J’interromps mon édito pour envoyer un SMS à une personne qui est seule et que je sais heureuse de mes visites. Oui, cela suppose d’abord de voir, prendre conscience, puis de s’arrêter, prendre soin et accompagner. Ce bout de chemin ensemble s’appelle tout simplement AIMER. Nous avons tous des prochains qui nous attendent. Au fait quels sont les vôtres ?

Père Jean COURTES

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