La persévérance de Dieu ! – 24° dimanche C – 15 septembre 20129

Les deux petites paraboles de Jésus au début de l’évangile de ce dimanche, nous montre l’obstination du propriétaire à retrouver ce qu’il a perdu ou ce qu’il perd. Sur le Sinaï, Dieu dit à Moïse sa colère de voir son peuple prendre un autre chemin que celui qu’il lui propose, chemin de vie et de liberté. Le berger va à la recherche de l’égarée, la femme fait le grand ménage pour retrouver la pièce perdue.

Bien sûr, derrière l’image du berger, il y a le visage de Dieu Père qui ne se résigne pas à la perte de ses enfants. Il sait que dans un peuple, il y a toujours les « quant à soi », ceux qui se prennent pour plus malins, ceux qui trainent, etc. Oui, Dieu sait que c’est inévitable, mais il sait aussi que tous les chemins ne mènent pas à la vie et au bonheur. Alors il déploie ses talents de patience et de persévérance. Il part à la recherche, il ne ménage pas sa peine, il attend activement les retrouvailles pour re-partager la joie.

Dieu nous laisse tous libres. Derrière la brebis égarée peut-être nous retrouvons-nous à un moment de notre histoire où nous avons choisi une autre voie que celle de l’amour et de l’évangile. Peut-être avons nous été perdu, éloigné, enfoui au milieu de préoccupations au point d’avoir eu l’impression de ne plus vivre. Qui nous a ramené à la vie ? Un conjoint, un enfant, un ami, Dieu ? Reconnaissons que quelqu’un nous a tendu la main et nous a remis dans la vie.

Dans cet évangile, cet autre, c’est le berger ou cette femme tenace, c’est Dieu en personne qui nous aime et nous propose de revenir dans la vie. C’est lui qui vient nous chercher même quand nous sommes dans des situations inextricables. Il est là présent, il nous tend la main, il est prêt à nous mettre sur ses épaules. Quand le retour est fait, c’est la fête pour tout le monde. Oui, mais vous avez bien lu, entendu, la condition que met Jésus : le repentir ! Se reconnaître fils ou fille de Dieu, aimé du Père ; se reconnaître pécheur, c’est à dire que l’on a pris un autre chemin que celui qu’il nous propose, est la condition de la joie et de la vie.

Père Jean COURTES

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