Rendons gloire à Dieu ! – 28° dimanche C – 13 octobre 2019

A la lecture de cette page d’évangile, nous pensons à la reconnaissance de cet homme guéri et à l’ingratitude des neuf autres. Remercier ceux qui nous font du bien est vu par beaucoup comme une obligation morale, ce qui explique assez souvent les déconvenues et les blessures quand le remerciement n’est pas au rendez-vous. En amour, en amitié, nous savons que le don se transforme parfois en dû et que cela pose problème. Quand nous regardons nos prières, quand nous lisons les prières demandées sur le cahier des intentions de la chapelle, nous y retrouvons le cri de ces dix lépreux : « Prends pitié de nous, aide-nous, sort nous de cette maladie, de cette situation invivable, viens à notre secours ». Cette prière de demande pour soi et les autres en espérant que Dieu va l’exaucer est bien légitime.

Les dix lépreux subissent une double peine : ils sont malades et exclus de leur communauté. Leur maladie étant contagieuse, elle était encadrée par des règles strictes que nous trouvons au chapitre 13 du Lévitique. Les prêtres étaient chargés de constater les tumeurs ou leur guérison. C’étaient eux qui déclaraient purs ou impurs, donc l’admission ou l’exclusion pour éviter la contagion.

Jésus fait un miracle. Tous les dix sont guéris. Un seul revient vers lui, non pour le remercier mais pour rendre gloire à Dieu. Un seul a fait le lien entre ce que Jésus a fait et Dieu. Un seul reconnaît que Jésus agit au nom de Dieu. C’est d’ailleurs ce que Jésus lui-même souligne. Or cet homme est un non juif, il ne fait pas partie du peuple élu, mais il sait que seul Dieu peut faire ce que Jésus vient de faire, le guérir. Alors, il rend gloire, il chante les louanges de ce Dieu qui veut et fait le bien pour les hommes. Jésus lui dit : « Relève-toi et va ; ta foi t’a sauvé ». Une nouvelle vie s’ouvre ; la résurrection est en marche.

Ce samaritain nous montre le chemin pour faire le lien entre la parole de Jésus et la nouvelle vie qu’il nous donne. Nous voulons vivre heureux, en communion avec nos frères, nous voulons que Dieu bénisse notre vie et nous sorte parfois de nos impasses. Adressons-nous à lui, crions-lui notre détresse et croyons qu’il peut nous purifier, nous transformer, nous permettre de vivre avec lui autrement. N’est-ce pas cela la foi qui sauve ?

Père Jean COURTES

Les commentaires sont fermés