2ème dimanche de l’Avent

Évangile (Marc 1 1-8)

Le texte de Marc nous parle de deux baptêmes. C’est Jean-Baptiste lui-même qui oppose les deux baptêmes et établit clairement une hiérarchie entre les deux.

Il y a dans la description de Jean-Baptiste une insistance sur son aspect terrien. Dans la description de son habillement, de son alimentation. Ce n’est pas sans raison. Lui-même se présente comme en dessous de la terre : il n’est même pas digne d’être au niveau le plus bas (par rapport à celui qui vient), les pieds qui touchent terre. Le baptême de Jean-Baptiste est donc un baptême de terrien. Mais il n’est pas sans valeur : c’est un baptême de conversion. Un geste par lequel les pèlerins venant voir Jean-Baptiste au désert marquent qu’ils veulent changer de vie.

Par opposition, le baptême que permet « celui qui est plus grand que Jean-Baptiste » est un baptême aérien, dans l’immatériel, un baptême qui permet d’être dans le souffle de l’Esprit Saint, le « pneuma » des Grecs. Un baptême que Jean-Baptiste reconnait offrir bien plus que son baptême de terrien : l’immersion dans l’Esprit, le soutien de l’Esprit, ce qui est bien plus qu’un rite ou un signe de mémoration.

Mais Jean-Baptiste ne nie pas la continuité des deux baptêmes. Au contraire. Le baptême proposé par « celui qui vient » est lui aussi un baptême de conversion mais dans un sens nouveau : il est une aide à la conversion, au changement de vie, l’aide venant de l’Esprit. Pour changer de vie, nous ne dépendons plus de notre seule volonté, nous sommes aidés, soutenus par une colonne aérienne, celle de l’Esprit.

On le comprend mieux quand on met en rapport ce texte de Marc et le dialogue de Jésus et de la samaritaine. Là encore, Jésus offre à la samaritaine un soutien extra-matériel, hors du temps car il ne s’épuise pas, une eau qui désaltère et qui sauve à jamais.

Le baptême de Jésus n’est pas qu’un baptême d’adhésion, c’est un baptême de soutien pour notre salut.

                                                                                                                                                             Hubert.

2ème lecture 2 Pierre (3, 8-14)

Pour le Seigneur « un seul jour est comme 1. 000 ans et 1. 000 ans comme un seul jour », le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes.

Quand on observe le monde d’aujourd’hui et tout ce qui ne va pas, la faim, les guerres, les maladies, les catastrophes, on se tourne vers Dieu : « Dieu, que fais-tu, ne vois-tu pas ce qui se passe, pourquoi laisses-tu faire ? pourquoi restes-tu silencieux ? Et ce Covid, pourquoi nous l’avoir envoyé ?

Dieu ne nous répond pas, comme il répondait dans la Bible à travers ses prophètes.

Nous, croyants, savons que la création nous a été confiée pour être travaillée et entretenue par l’homme, nous savons que le Christ nous a sauvé et qu’il est de notre responsabilité de cultiver notre terre.

Nous ne devons pas rester, comme les disciples le jour de l’Ascension, les yeux tournés vers le ciel, à attendre la venue du Seigneur, mais être à la vigne chaque jour, au service de la paix.

                                                                                                                                                             Denis.

Première lecture Isaïe 40 (1-5. 9-11)

D’après le prophète Isaïe « Une voix proclame : préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit dans les terres arides, une route pour notre Dieu. Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! »

A qui s’adresse cette voix ? A la nature ? Ou à l’homme tiré de l’argile ?

Si tel est le cas, il nous faudra ouvrir en notre cœur, un chemin pour le Seigneur. Comment savoir quels sont ces collines et ces ravins ?

D’abord, en identifiant nos montagnes d’orgueil, nos débordements de colères, de révoltes, nos pics de jugement des autres.

Mais aussi les murs d’indifférence ou de suffisance qui nous séparent des autres.

Et encore, en comblant également nos abîmes de découragements, nos « à quoi bon ? », nos replis sur soi, nos refus d’engagement.

Mais comment nous y prendre ? Car, Seigneur, tu le sais bien, tout seuls nous n’y arriverons jamais.

Tout d’abord, en préparant le terrain pour accueillir l’Esprit Saint, en mettant toute notre confiance en Dieu qui ne veut en perdre aucun.

Puis, en aplanissant le terrain par l’humilité, la douceur, la patience, en ouvrant des chemins d’amitié.

Alors, oui Seigneur tu pourras venir apporter la joie et la paix aux personnes de bonne volonté.

                                                                                                                                                             Sylvie.

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