3ème dimanche de l’Avent

Isaïe (61, 1-2a.10-11), Thessaloniciens (5, 16-24), Jean (1,6-8. 19-28)

De notre méditation, il ressort trois mots-clés à retenir :

JOIE, ESPÉRANCE, CONFIANCE

Les textes de ce week-end nous invitent à une espérance joyeuse pour accueillir Celui qui vient, Jésus, le fis de Dieu qui nous délivrera de nos souffrances.

  1. Une espérance joyeuse

Ce qui nous frappe surtout dans la première lecture : c’est LA JOIE : Je tressaille de Joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Plus loin : il faut du temps pour que la semence pousse, germe et porte du fruit

Dans le cantique mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur !

Dans la 2e lecture soyez toujours dans la joie, n’éteignez pas l’Esprit. Nous sommes confrontés depuis des mois à des sources de tristesse majeures : terrorisme, pandémie, conflits, naufrages multiples en Méditerranée, injustices sociales. A côté de cela nous avons une chance formidable, nous avons l’ESPÉRANCE, nous avons aussi la joie de la fraternité que nous partageons aujourd’hui dans cette assemblée et que nous partageons dans nos chemins de vie.

Dans l’évangile, cette joie est un peu moins évidente. Il y a une conversation assez directe entre Jean et des prêtres et des lévites : qui es-tu ?  Les échanges sont directs.  La joie est moins évidente dans l’environnement qui nous est dépeint. Jean est peu bavard et répond aux questions d’une manière sobre et directe : Je ne suis pas le Christ. Es-tu le prophète annoncé ? il répond : je ne le suis pas.

Il faut que ses interlocuteurs insistent pour qu’il soit plus précis dans ses réponses : Je suis la voix de celui qui crie dans le désert. Et puis Jean finit par dire : Moi je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale.

Jean donne l’impression d’être un homme d’une grande simplicité, complètement dédié à sa mission, rien d’autre. Un bel exemple de dévouement total. Jean n’était pas la Lumière mais était là pour rendre témoignage à la Lumière. On peut relier cette phrase à celle de St Paul N’éteignez pas l’Esprit. Jean a une mission. Il nous apporte joie, espérance et confiance. Nous aussi avons une mission au sein de la société, puissions-nous porter cette Lumière, témoigner au milieu des tourments du monde, porter cette joie intérieure dans la solidarité, la fraternité.

  1. La délivrance de nos souffrances

Dans un contexte morose qui paraît vraiment difficile et où l’horizon parait bien sombre, les textes du jour viennent donc renforcer notre foi et notre espérance en un Dieu d’amour, miséricordieux, qui guérit, délivre et libère l’homme.

Mais de quoi sommes-nous prisonniers ?

Des nos certitudes tout d’abord, un peu comme les pharisiens qui veulent confondre Jean le Baptiste et lui coller une étiquette qu’il n’accepte pas : il n’est ni prophète, ni le Christ.

Des injustices ensuite, celles que nous subissons ou dont nous sommes à l’origine aussi parfois.

De nos faiblesses enfin, celles qui éteignent notre lumière intérieure, parce que nous ne savons plus discerner le bien du mal, parce que nous choisissons la facilité quand ça nous arrange et évitons de croiser le regard de ceux qui souffrent, parce que nous ne savons plus trouver les mots pour soulager l’autre.

L’Évangile du jour nous invite, à l’image de Jean qui était « la voix dans le désert » annonçant la venue de Jésus, à préparer la route du Seigneur en semant la graine de l’Amour dans nos communautés, nos familles, nos collectifs de travail…

La joie, l’espérance, la confiance et l’amour sont l’Esprit de Dieu à cultiver en nous, la Lumière à entretenir pour mieux voir Celui qui est au milieu de nous et que nous ne prenons pas toujours le temps de connaitre. Se préparer à accueillir le Christ ne peut pas se faire dans la passivité. Il faut semer, cultiver et cueillir. Cela suppose de passer à l’action. Pour tenir bon dans les efforts du quotidien, nous avons besoin de « prier sans relâche », et de « rendre grâce en toute circonstance ».

Pour conclure, nous avons eu envie de reprendre cette prière que Sainte-Rita de Cascia (1381-1457) aimait adresser à la Vierge Marie pour les causes désespérées et les cas difficiles. Qu’elle intercède donc pour chacun de nous aussi :

 

VIERGE SAINTE, au milieu de vos jours glorieux, n’oubliez pas les tristesses de la terre.

Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et qui sont séparés,

Ayez pitié de l’isolement du cœur !

Ayez pitié de notre foi !

Ayez pitié des objets de notre tendresse !

Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent !

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Amen.

Véronique, François et Cécile

 

 

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