4ème dimanche de Carême

14/03/2021   –   4ème dimanche du Carême

2 Ch 36, 14-13.19-23  |  Ps 136 (137)  |  Ep 2, 4-10  |  Jn 3, 14-21

Il suffisait de regarder l’effigie du serpent de bronze et être guéri de sa morsure. Les Hébreux en prenant conscience de leurs péchés retrouvent la vie éternelle.

Cet appel à la conversion et à la miséricorde de Dieu, nous le retrouvons dans la 1ere lecture de ce jour.

Le Seigneur Jésus nous appelle à croire, à quitter nos chaînes, à ne pas douter, à ne pas être égoïstes et à abandonner nos querelles mesquines qui nous font sombrer dans les ténèbres.

Saint Paul nous rappelle que nous sommes crées dans le Christ, en vue de la réalisation de ses œuvres qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Le Seigneur nous appelle à croire, à nous convertir pour être dans la lumière.

Ne sombrons pas dans les ténèbres par manque de foi en notre Seigneur, ayons foi en lui qui nous sauve des turpitudes du monde. Croyons en les évangiles, car le Seigneur est mort sur la croix pour pardonner nos péchés.

Comment entendre le message de Dieu ?

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L’évangile d’aujourd’hui commence avec l’épisode de Moïse et du serpent de bronze.

Une situation où Dieu a dû « insister » pour se faire entendre ; lors de la sortie d’Égypte, pendant la traversée du désert, le peuple hébreu perd courage devant les difficultés et s’en prend à Dieu et à Moïse.

Dieu envoie des serpents, puis permet à Moïse de neutraliser la piqûre des serpents grâce à un serpent de bronze. Moïse et Dieu retrouvent ainsi la confiance du peuple.

Cette crise permet de reconstruire le lien qui a été abîmé, détruit, dévoyé. Des crises, l’église en a connu, hier comme aujourd’hui. La première lecture rappelle Nabuchodonosor la première chute de Jérusalem. Elle parle des infidélités des chefs de prêtres. Récemment, certains de ces chefs ont commis des actes répréhensibles qui salissent l’Église.

La deuxième lecture nous parle des œuvres bonnes que Dieu a préparées pour nous. Reconnaître ces œuvres, ce n’est pas toujours facile. Je vais vous raconter une histoire pour illustrer cette difficulté.

L’histoire d’un homme dont la maison est menacée par une inondation. Les pompiers passent en camion pour proposer d’évacuer avant la montée des eaux. Notre homme refusant en affirmant que c’est Dieu qui viendra le sauver. L’eau monte, les pompiers repassent en bateau, l’homme refuse à nouveau. L’eau continue de monter, l’homme se réfugie sur le toit de sa maison, un hélicoptère passe pour l’évacuer, il refuse encore préférant attendre que Dieu le sauve. L’eau continue de monter et il se noie. Il arrive au Ciel très en colère et dit à Dieu : pourquoi m’as-tu laissé me noyer ? J’avais confiance en toi et tu m’as abandonné. Alors Dieu lui répond, je t’ai envoyé un camion, un bateau, un hélicoptère et tu as refusé, qu’attendais-tu de plus ?

Souvent, comme cet homme, comme les hébreux traversant le désert, nous avons notre idée sur la façon dont Dieu doit nous aider et nous ne voyons pas comment il nous aide vraiment.

Dans ces moments de doute, comment agir ?

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Ne restons pas les bras croisés ! Nous sommes appelés à agir. Contribuons à la vie de l’Église, aux valeurs que le Christ a enseignées : la charité, l’amour du prochain, la fraternité, l’accueil des différences, la miséricorde.
Dieu nous appelle à agir, à ne pas rester dans nos petites habitudes, à s’ouvrir au monde, à accueillir, à ne pas nous replier.
Suivons certains modèles dans l’histoire de l’Église, Mère Térésa invite à être un instrument de paix. L’Abbé Pierre nous incite à fraterniser, Saint François à respecter la nature, Saint Vincent de Paul à la charité. Jésus nous invite à préférer la lumière aux ténèbres.

Et nous, quelle trace laisserons-nous ? Quelle inspiration nous saisira ?


Nous sommes libres de choisir, de choisir le chemin. Notre vie est jalonnée de décisions, de directions à prendre.

Ce qui doit guider notre être tout entier c’est la force de l’amour de Dieu qui nous est donnée comme un puissant moteur. Il doit nous inspirer, comme si la tendresse donnée ne pouvait être porteuse que de bonne chose. Un regard d’amour c’est la 1ère pierre pour générer le bien.

Nous devons répondre à cet amour.

Saint Paul l’écrit : Il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Être créé dans le Christ Jésus, c’est inscrire notre vie dans un élan positif, pour aller là où le bonheur, l’harmonie se trouve, comme une boussole dont l’aimant est attiré par un pôle.

Il nous donne cette inspiration mais surtout le talent, la capacité qui sont des clés pour ouvrir les bonnes portes, choisir les bonnes options.
Dieu a un projet pour nous tous. Un projet d’amour qui est entrainant. Le bien entraine le bien, l’amour entraine l’amour. Donc, croire en l’amour de Dieu, c’est se donner une chance d’être cet enfant de lumière qui nous est promis.

Osons le dire, nous sommes programmés pour être enfant de lumière


Et pourtant, les ténèbres se présentent à nous, elles peuvent nous séduire, nous attraper, nous manipuler.  Discerner est un travail difficile, de chaque instant. La prière doit nous y aider.

Selon la formule consacrée de Sainte Thérèse de Lisieux qui nous appelle à joindre la prière à l’action :

« Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante ».

Chantal, Corinne, Corinne

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