12 avril 2026 – Trio Denis, Geneviève

1° lecture : Actes 2 (42-47) Les premières communautés.

Aujourd’hui, on entend : drones, missiles, bombardements…, on voit des images de
morts de blessés, d’amputés…des images de décombres et de ruines…
Je me dis : « et Dieu dans tout ça, où est Dieu ?».
Et pourtant, le Christ est là, présent.
Quand les hommes tuent, le Christ souffrant est présent.
Il est notre pierre d’angle, cette pierre solide sur laquelle nous pouvons nous appuyer
pour fonder notre foi.
Ma foi, je ne peux pas l’imaginer comme un nuage léger qui m’élève et me guide, qui
m’aide à prendre de la distance, à vivre à l’écart des fracas du monde.
Ma foi, je ne peux la garder, protégée, enfermée comme au sein d’un coffre-fort.
Ma foi je ne peux pas la vivre, sans être « avec les autres ».
C’est le témoignage que nous transmettent les premières communautés
chrétiennes : « tous les croyants vivaient ensemble et mettaient tout en commun ».
C’est en vivant avec les autres, que l’on peut rencontrer Jésus-Christ.

Denis.

Évangile de Jean (20, 19-31) – « Huit jours plus tard, Jésus vient. »

J’aime Thomas et je le comprends. Comme lui, j’ai besoin de preuves pour croire.
Dernièrement, un grand ami m’a apostrophé avec virulence sur la présence réelle
dans l’hostie. Et je me suis mis à chercher pour pouvoir lui répondre… et j’avance.
Thomas n’était pas là avec les disciples ce jour-là. Il ne pouvait vraiment pas
comprendre cette mystérieuse apparition ;
il n’a pas pu entendre « La paix soit avec vous ! »,
ni que le Christ restait avec nous jusqu’à la fin du monde par l’Esprit Saint
et que le Père, le Christ et l’Esprit Saint était une même unité.
Il n’a pas pu sentir le souffle très fort qui les a, toutes et tous, effrayés !
Et ensuite comment les disciples lui ont-ils transmis ce qui s’était passé ??
Mais, quelle chance, Jésus est revenu 8 jours plus tard ! N’est-ce pas exprès pour
lui ? Et Thomas a pu toucher cet homme, un terrien comme lui. Et il lui parler. Il est
convaincu.
La vérité lui est là. Bien présente.
Comme moi, au fur et à mesure, des évidences me sont données par des
rencontres, des paroles d’amis,
en relisant le partage lorsque les deux pèlerins, Cléophas et un compagnon, des
hommes sur le chemin d’Emmaüs, au cours du repas lorsque Jésus a rompu le pain
et servi le vin, ont cru.
Je crois que le partage du pain et du vin eucharistique ne devient vraiment sacré que
si nous sommes ensemble à les partager.
Voilà pourquoi, nous avons besoin de Thomas pour, croire sans voir.

Geneviève

Les commentaires sont fermés.