Allons au-devant de Celui qui vient et qui nous devance.
Souvent en préparant les liturgies du dimanche, avec d’autres, nous constations que les 3
textes proposés n’avaient aucun point commun entre eux.
Aujourd’hui, c’est mon interprétation, tout à fait personnelle, j’ai vu un fil rouge. Pas sûr que
ce soit bien théologique ! Ce serait la primauté de l’appel de Dieu qui nous devance toujours.
Ainsi dans la 1ère lecture, Isaïe, qui nous aura bien accompagné pendant l’Avent, et que
nous retrouverons pendant le carême, nous dit que le Seigneur parle au roi Achaz et celui-ci
exhorte le peuple à écouter : « écoutez maison de David » et il annonce la fidélité de Dieu à
ses promesses. Achaz n’est pas très honnête car il a lâché sa foi chrétienne contre un
hommage à son ennemi. Cependant il nous dit que nous pouvons compter sur Dieu.
Dans le début de la lettre aux Romains que nous avons entendue, Paul nous dit avoir reçu sa
mission d’apôtre du Christ, il a été appelé et nous sommes, nous aussi, embarqués dans
cette responsabilité par l’appel de Jésus entendu à notre baptême et à notre confirmation.
Dans l’Évangile, Catherine développera cette obéissance de la foi dont témoigne Joseph,
nous voyons ce Joseph entendre l’appel de Dieu et y répondre, non pas d’une façon servile,
mais dans une écoute confiante.
L’appel de Dieu est premier, notre libre réponse vient ensuite.
Nos trois auteurs, Isaïe, Paul et Mathieu nous disent chacun à leur manière tenir leur vie
d’un Autre, ils nous invitent à annoncer l’Évangile avec la foi en la résurrection du Christ.
Allons au-devant de Celui qui vient et qui nous devance.
Mathieu dans son évangile s’intéresse à la naissance de Jésus et au sens
théologique de cette naissance c’est à dire l’accomplissement de la parole du
Seigneur prononcée par le prophète Isaïe.
Mathieu nous raconte également la naissance de Jésus vue à travers le regard de
Joseph, un homme juste « c’est à dire un être animé par la justice».
Joseph devait se marier avec Marie mais il apprend qu’elle est enceinte ;
normalement, selon la loi juive, il doit la répudier ; il décide donc de faire cela
discrètement , peut-être en lui adressant une « lettre de répudiation ».
Toutefois Joseph réfléchit ; pendant la nuit un ange lui apparaît et la situation va se
renverser.
Cet ange lui dit : n’aie pas peur (peur du jugement des autres, de la rumeur publique,
de la honte) prends Marie chez toi……elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom
de Jésus (celui qui sauve).
A son réveil Joseph n’écoute plus sa peur il choisit d’avoir confiance en Dieu et de
l’écouter : « il fit ce que l’ange du seigneur lui avait prescrit, et il prit chez lui son
épouse.»
Précisions :
Ce récit est appelé « l’Annonciation à Joseph » ; comme dans
l’Annonciation à Marie dans l’évangile de Luc, il y a l’intervention
d’un ange mais on ne nous donne pas son nom ; l’ange qui
apparaît à Marie s’appelle Gabriel.
Mathieu commence son évangile avec un Joseph qui offre un
berceau à Jésus et le termine avec un autre Joseph (d’Arimathie)
qui offrira un tombeau à Jésus.
Geneviève et Catherine