
La Paix : Parler de la Paix aujourd’hui est difficile. Il ne faut surtout pas regarder les chaînes
d’information en continu ; à entendre les journalistes et les experts qui débattent, les
conflits sont passionnants, et la paix semble être une chimère lointaine et inaccessible Et
pourtant, Isaïe nous invite à ne pas nous désespérer, une lumière peut surgir de l’ombre.
Que puis-je faire, moi aujourd’hui pour travailler à cette paix que chacun de nous voudrait
pouvoir vivre ?
Peut-être tout d’abord, faire la paix en moi-même, m’arrêter, me poser, m’écouter, … le
portable à distance, et bien éteint.
Et pourtant, Isaïe nous invite à ne pas nous désespérer, une lumière peut surgir de l’ombre.
Que puis-je faire, moi aujourd’hui pour travailler à cette paix que chacun de nous voudrait
pouvoir vivre ?
Peut-être tout d’abord, faire la paix en moi-même, m’arrêter, me poser, m’écouter, … le
portable à distance, et bien éteint.
Et puis, déjà autour de moi, aller vers l’autre, un peu plus loin qu’à travers le « bonjour, ça
va ? ». Me dévoiler, m’ouvrir pour que l’autre puisse parler, se dire, et qu’une petite lumière
puisse jaillir autour du partage d’une vraie rencontre.
Soyons des passeurs de lumière, ne restons pas enfermés dans l’ombre, soyons
modestement, où que nous soyons, qui que nous soyons, des artisans de paix.
Le Christ nous en a tracé le chemin, un chemin d’espoir vers une grande lumière.
Denis
La confiance. Ce qui m’a frappé lors de la lecture de l’évangile d’aujourd’hui, c’est le côté
apparemment normal du comportement de Jésus.
Il apprend l’arrestation de Jean le Baptiste, il se sent menacé et se retire au bord de la mer
de Galilée.
Derrière cette action anodine se manifeste la connaissance et la confiance dans la parole
d’Isaïe.
Jésus se retire mais pas n’importe où. Il vient habiter à Capharnaüm pour que la parole
d’Isaïe soit accomplie. Il n’est pas abattu par l’arrestation de Jean, il trouve un autre chemin
pour accomplir son destin, inspiré par un prophète. Puis il commence à prêcher et à recruter
des disciples. Ces disciples, ce sont des gens normaux, des pêcheurs.
Ce qui est très étonnant en revanche, c’est l’effet que produit la parole de Jésus sur ces
hommes. Ils laissent là leur vie d’avant et suivent Jésus. Ils lui font confiance et remettent
leur vie entre ses mains.
Là où Isaïe nous présente un Dieu tout puissant, Matthieu nous présente un homme qui
s’entoure d’autres hommes pour annoncer l’évangile.
Nous aussi nous traversons des moments où nous nous sentons menacés que ce soient des
menaces personnelles : une maladie, la disparition d’un proche, un problème professionnel,
une rupture, l’isolement, ou bien de menaces plus globales les guerres, le changement
climatique.
A la lumière de l’Évangile d’aujourd’hui, nous pouvons nous demander comment ne pas
nous laisser paralyser par ces menaces et comment nous appuyer sur les écritures pour
trouver un chemin d’espérance.
Corinne.
OSER est le troisième mot qui nous a interpellé dans les lectures de ce jour. Oser la liberté
qui nous est offerte, qui nous est révélée par Jésus.
Aujourd’hui le monde qui nous entoure peut-être source de stress, on peut penser au
Moyen Orient, à l’Ukraine, au Soudan, l’Iran et bien d’autres régions du monde, plus proche
de chez nous, nous côtoyons la désespérance sociale, les nombreux sans-abris.
A l’époque de Jésus ce n’était pas non plus très réjouissant, Jean- Baptiste, homme juste s’il
en est, a été mis en prison, les romains sont tout puissants et occupent la région.
Dans ce contexte, Jésus voit des pêcheurs au bord du lac de Tibériade, il leur dit « venez à
ma suite, je vous ferai pêcheurs d’hommes ». Aussitôt, ils le suivirent. Ils laissent la barque et
leur père… pas une hésitation, ils ont osé.
Dans l’Évangile Jésus nous dit « Convertissez-vous ». Il nous est demandé de changer de
regard, de nous embarquer dans la barque de l’humanité. Jésus nous invite à nous engager
dans un monde plus humain, dans un monde de partage. D’une certaine manière il nous
révèle notre liberté. A nous de tendre nos mains et d’oser ouvrir notre cœur pour vivre avec
et pour les autres.
En conclusion, c’est donc un chemin de paix, de confiance, d’espérance, de liberté que le
Christ nous a tracé et « La Parole nous appelle à jeter courageusement les filets de l’Évangile
au milieu de la mer du monde » comme le disait le pape François.
François.