5ème dimanche de Pâques

28/04/2024

La Vraie Vigne

Lectures : Ac 9, 26-31 | Ps 21 (22) | 1 Jn 3, 18-24 | Jn 15, 1-8

Dans la société actuelle, on nous somme de restés connectés. Sous peine d’être moins performant ou même laissés à la marge.

Et Les textes du jour nous montrent que Jésus nous appelle à une connexion avec lui et Dieu. 

Faisons nôtre cette invitation du psaume « Seigneur tu seras ma louange dans la grande assemblée »

Mais comment faire communauté concrètement ?

Notre réponse à cette question se fera en 3 temps :

1 / D’abord un témoignage

2 / Puis, La place de la parole dans la communauté

3/ Et enfin l’importance de l’engagement.

Marie-José

Comme Paul qui s’intègre dans le cercle des disciples pour être sur le chemin du Christ , enracinons nous comme le sarment de la vigne.

Saint Jean dans sa première lettre et dans l’évangile de ce jour nous rappelle que Dieu est plus grand que notre cœur : Dieu est amour, demeurez en lui comme lui demeure en nous.

La vigne a besoin de sarments comme JÉSUS a besoin de nous.

A la lecture de ce texte une béatitude de St Mathieu me revient à l’esprit « heureux les cœurs purs ils verront DIEU » et me rappelle une situation douloureuse.

Une voisine devenue amie humble et pure de cœur avait un cancer du pancréas et était condamnée. Avant chaque chimio , elle me rendait visite et autour d’un café, nous échangions sur les angoisses qu’elle ressentait à l’approche de sa mort. Elle était toujours souriante et affable. Bien qu’elle ne fût pas croyante sa présence me comblait car à travers elle, je ressentais l’éternité. Dieu est en nous.

Cette amie ne me quitte pas intérieurement.

J’étais le sarment de la vigne, « celui qui demeure en moi et en qui je demeure celui-là porte beaucoup de fruits ».         

Chantal

La communauté, c’est ce qui nous tient. C’est le tronc qui nous unit. C’est elle qui nous fortifie et nous fait grandir tous ensemble pour former un seul corps, et en même temps apporter de la force pour les sarments naissants dans l’Évangile. Et le lien, la sève de notre communauté c’est la Parole. Elle vivifie l’âme et nous engage pour se nourrir les uns les autres. Jésus nous dit qu’avec la parole, nous sommes purifiés. Nous sommes sauvés et portés par cette parole qui demeure en nous et que nous transmettons.

Cela nous rappelle notre devoir d’accueillir, puis à notre tour de tendre la main vers l’arrivant.

Alors comment se manifeste la notion de communauté ?
C’est nous tous, aujourd’hui rassemblés à NDS, mais aussi ceux qui nous rejoignent. Cela implique ceux qui viendront après nous, c’est-à-dire les futures générations comme le rappelle le Psaume du jour. Mais cela comprend aussi ceux qui nous ont blessés. Ceux dont on pourrait douter de la place parmi nous. La première lecture nous en donne un exemple fort.

La communauté c’est donc chacune et chacun d’entre nous lors que l’on se tend la main, lorsqu’on rend service à notre église ou à ses membres, lorsqu’on apporte une parole de soutien ou de sagesse à une personne qui traverse des moments difficiles. Bref, c’est « l’amour par acte et vérité » (Lettre de Jean).

Drusilla

Et les sarments secs alors ? Que nous disent-ils ?

Et bien, nous y avons vu un autre aspect de l’amour du Père. Certes Dieu est amour et miséricorde. Mais dans son amour, il existe aussi une attente exigeante car il nous sait capables de nous engager, il nous sait responsables. Tout ne vient pas de Lui, si ! tout vient de lui, mais ne se fait pas sans nous !

Et nous avons trouvé que cette parabole, même si l’idée du feu est un peu dérangeante à la première lecture, nous bouscule. Pour ne pas risquer d’être secs, nous avons, nous, sarments, à rester attentifs à l’autre, à ne pas garder la parole de Dieu comme notre trésor personnel ; cela nous pousse à oser, oser nous engager, oser la fraternité, oser être dans la transmission, oser prendre la parole – un prochain trio, une prière partagée …

Osons faire Église, et Église vivante !

Catherine

Marie-José, Chantal, Drusilla, Catherine

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