Prends conscience de ton baptême ! Baptême du Christ 10 janvier 2021

Fra Angelico

Vous avez été baptisés bébés, vous avez été au catéchisme, fait votre Première Communion, reçu la Confirmation, etc. Peut-être êtes-vous mariés sacramentellement ou avez-vous prononcés des vœux religieux. Quelle que soit votre situation, arrêtez-vous un instant pour vous dire : « Je suis baptisé(e) ». Si vous avez été baptisé adolescent ou adulte, revenez sur cet événement spirituel majeur. Au baptême du Christ, les cieux s’ouvrent, l’Esprit saint descend et la voix de Dieu se fait entendre : « Celui-ci est mon fils bien aimé. » Voilà ce que nous devons réentendre au fond de notre cœur, car nous sommes les fils et les filles bien aimés de Dieu. Il l’a dit et redit plusieurs fois dans l’histoire sainte à tout un peuple ; au baptême de son fils, il le redit en Jésus de Nazareth, dans le sacrement du baptême à chacun, chacune d’entre nous. Prenons-en conscience pour nous réjouir et le remercier. Nous sommes des enfants de l’amour, nous sommes enfants de Dieu !

Cette identité nous invite à deux actions pour la vivre pleinement. D’abord à la conversion comme Jésus lui-même la vit en se faisant baptiser par Jean, mais aussi en allant au désert 40 jours. Aujourd’hui  nous entendons souvent ce mot de conversion pour l’écologie, la transition énergétique, sortir du confinement autrement. Entendons encore une fois cet appel de Marc : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile ». Changeons quelque chose dans nos relations pour que nous vivions plus pleinement l’amour, l’amitié, la fraternité. Choisissons une ou deux personnes avec lesquelles cette conversion est nécessaire pour nous et entrons sur ce chemin souvent difficile, mais toujours porteur de paix, de fraternité et de vie. La conversion exige des actes et Dieu nous accompagne de sa force et de sa fidélité.

La deuxième action à laquelle nous pousse le baptême, c’est l’annonce de l’évangile. Oui, je sais, c’est compliqué et nous avons tous des raisons pour rester discrets, ne pas imposer nos idées, etc, etc. Mais quand nous aimons quelqu’un ou quelque chose, nous le montrons, ceux qui nous entourent le savent et quoi qu’ils puissent en penser, ils respectent nos choix. Alors pourquoi taire notre foi en Dieu, en son Fils et en l’Esprit saint ? Nous avons par les temps qui courent des tas d’occasions d’aborder le sujet. La covid-19 qui occupe l’espace public pose la question de la fragilité, de la maladie et de la mort. Comment réagissons-nous comme chrétien ? L’amour de Dieu pour nous est-il source de sérénité et de paix ? Angoissons-nous à la perspective de mourir ? Dieu est-il source de notre espérance ?

Chrétiens, prenons conscience de notre baptême pour le vivre plus profondément. Aujourd’hui les cieux s’ouvrent et Dieu redit à l’oreille de notre cœur « tu es mon enfant bien aimé, vis et dis-le. » Oui essayons de dire avec des mots simples notre foi chrétienne, sans moralisme, en nous appuyant sur nos rencontres et nos expériences  les plus fortes.

Père Jean COURTES

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