Accueillir la divine douceur ! 14° dimanche A – 5 juillet 2026

Fra Angélico

Le texte de l’évangile de ce dimanche respire la douceur, la divine douceur. Jésus remercie son Père pour sa bonté puisqu’il se fait reconnaitre des petits, des humbles, des oubliés de la vie. Il se définit aussi comme doux et humble de cœur, prêt à accueillir tous ceux que la vie accable, tous ceux qui peinent et qui ont besoin de repos. Enfin, Jésus se déclare en pleine communion avec son Père. Comme il le déclarera dans l’évangile de Jean : « Mon Père et moi nous sommes un ». (Jn 10, 30)

En ces premiers jours de vacances où nous espérons tous un peu de fraicheur, de repos, de détente, de paix et de joie, l’évangile nous propose une expérience spirituelle : accueillir la divine douceur, la gouter et la partager. 

Détendons-nous car nous faisons partie des tout-petits. Même si nous avons fait ou nous faisons quelques études théologiques pour comprendre notre foi chrétienne, nous savons bien que bien des points, des aspects de la révélation chrétienne nous dépassent et continuent à nous poser question. Nous faisons partie de ce peuple auquel Dieu révèle sa présence et son amour par sa Parole, que nous lisons dans la Bible et par de nombreux témoignages de femmes et d’hommes qui croient et qui essaient de vivre leur foi au quotidien. Ils sont des repères et ils nous invitent à faire à notre tour l’expérience de la rencontre du Christ.

Écoutons ensuite ce que nous dit Jésus : « Je suis doux et humble de cœur ». Si nous allons vers lui nous bénéficierons de sa douceur, nous sortirons de la rugosité de nos vies. Dans nos vies rapides, parfois surchargées, où nous avons du mal à trouver des moments de tranquillité et de paix, il nous ouvre ses bras pour vivre avec nous la simplicité et la joie naturelle de la rencontre vraie et respectueuse de chacun. 

Il nous invite même et ces propos peuvent nous surprendre, à prendre son joug, à devenir ses disciples, pour que notre vie soit plus légère. Que faut-il entendre ? Le joug est fait pour relier, pour faire marcher au même pas, pour tirer ensemble la charrue qui s’enfonce dans la terre. Si le Christ est notre joug, il se joint à nous et avec lui nous vivrons notre vie quotidienne avec plus de profondeur. Il n’agit pas à notre place, il agit avec nous. Avec son compagnonnage, en devenant ses disciples, nous vivrons dans sa divine douceur qui est paix et joie.

Le prophète Zacharie l’annonçait déjà, le Messie que Dieu enverrait serait comme un roi monté sur un ânon, il sera pauvre et instaurera la paix pour tous. Jésus entrera à Jérusalem pour donner sa vie sur la croix et ressusciter le matin de Pâques. Depuis, ses disciples ne cessent d’annoncer au monde entier qu’une autre vie est possible. 

Comment accueillir en ce début d’été la divine douceur du Christ ? D’abord en nous rapprochant de lui. Le temps des vacances peut être un bon moment pour prendre un peu de temps avec lui : lecture de la Bible, prière, silence, participation à l’eucharistie, pèlerinage, etc. Ensuite en prenant le temps de la conversation : parler avec d’autres, partager ce qui nous fait vivre, l’importance de Dieu et du Christ dans nos vies, écouter leurs témoignages. Enfin en profitant de toutes ces œuvres d’art que sont la nature, la peinture, la musique, le chant, etc. ; pour rendre gloire à Notre Père qui nous révèle à nous qu’il nous aime plus que tout et qu’il nous ouvre son cœur pour aimer davantage.

Père Jean COURTES

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